Monday 23 October 2017    

Centraide du Grand Montréal

4 murs, ce n’est pas assez! : 7 millions $ exigés pour le soutien communautaire
Montréal, le 28 août 2017 – Dans le cadre de leur campagne intitulée 4 murs ce n’est pas assez ! le Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM) et la Fédération des OSBL d’habitation de Montréal (FOHM) demandent au Ministère de la Santé et des Services sociaux d’investir 7 millions $ pour le financement du soutien communautaire en logement social. Cette formule d’intervention permet de répondre aux besoins spécifiques de milliers de locataires de logements sociaux à Montréal, dont 3000 ayant vécu l’itinérance, mais le financement de cette pratique fait grandement défaut.

C’est dans la cour de deux projets de logementssociaux avec soutien communautaire, l’un pour ainéEs et l’autre pour personnesitinérantes, que s’est tenu un rassemblement pour réclamer que cetteintervention reçoive un financement adéquat. Depuis la fin avril, 240organismes, 8 éluEs et plus de 2000 personnes ont signé la pétition en ligne oula carte postale en appui à la campagne 4murs ce n’est pas assez ! Ces cartes seront envoyées cette semaine à laministre Lucie Charlebois pour lui demander de régler définitivement ceproblème.

Depuis plus de 30 ans, on développe àMontréal des logements sociaux avec soutien communautaire, une formule qui afait ses preuves et est reconnue par le gouvernement. « En plus d’un toit, lesoutien communautaire en logement social permet de créer un milieu de vie. Lesgroupes qui développent des projets de logement doivent courir après lefinancement de cette intervention, parce qu’elle est sous-financée. Cettesituation nuit à l’aide apportée aux locataires les plus fragiles. Ça suffit ! » a déclaré Claudine Laurin, directrice-générale de la FOHM.

Lesoutien communautaire pour assurer le maintien en logement

Le soutien communautaire prend différentesformes, allant de l’aide dans les démarches à la gestion de conflits entrelocataires, en passant par l’animation de la vie collective. Avec son programmede logement social AccèsLogis, le gouvernement du Québec finance ledéveloppement de logements sociaux, mais pas le soutien communautaire quil’accompagne.

Lors de la conférence de presse, les journalistesont pu visiter des logements sociaux : ceux de La Traversée, pour ainéEs,et ceux de Chambreclerc, pour personnes itinérantes. Tant la qualité deslogements, que les services offerts et les activités organisées témoignent dusuccès de cette formule qui vise l’autonomisation et aide grandement lastabilité résidentielle des personnes.

Un obstacleimportant au développement de projets de logements sociaux

Le sous-financement du soutien communautaireen logement social place cependant les organismes devant des choixdifficiles : certains sont contraints de développer un projet de logementen puisant à même leurs ressources humaines et matérielles, avec les risquesd’épuisement qui en découlent, alors que d’autres doivent tout simplement renoncerà s’engager dans l’aventure. Cette situation amène également certains groupes àdévelopper des projets en sélectionnant des locataires moins désaffiliéssocialement pour être davantage en mesure de répondre à leurs besoins avec desressources réduites.

Le soutien communautaire en logement social estpourtant reconnu comme pratique d’intervention centrale tant dans la Politiquenationale de lutte à l’itinérance que dans le Cadre national sur le soutiencommunautaire. Pour les projets de logements sociaux destinés aux personnes ensituation d’itinérance, ce soutien est même exigé. Son financement ne devrait niêtre un obstacle au développement de nouveaux projets de logements, ni demeurerinsuffisant dans les projets existants.

« Cetteformule de logement est un succès pour sortir de la rue ou éviter de s’yretrouver.  Une douzaine d’organismesmembres du RAPSIM sont en voie de réaliser plus de 400 nouveaux logements sociauxpour lutter contre l’itinérance. Le gouvernement finance ces logements, il doitsoutenir l’intervention qui les accompagne! » a affirmé Pierre Gaudreau, directeur du RAPSIM.

Pourrépondre aux besoins, la FOHM et le RAPSIM demandent qu’un financement dusoutien communautaire soit accordé à tous les projets acceptés par AccèsLogis qui s'adressent auxpersonnes itinérantes ou aînées. Des fonds doivent aussi être prévus pour appuyerle soutien communautaire dans des logements sociaux déjà existants. Plusprécisément, 7 millions $ sont nécessairespour le financement de cette pratique à Montréal.

La Ville interpellée

La FOHM et le RAPSIM ont tenu à interpeller lemaire de Montréal pour qu’il contribue à régler ce dossier. Avec les nouveauxpouvoirs qu’il obtiendra dans le cadre de son statut de métropole, le mairedoit exiger du gouvernement du Québec qu’il réponde à cette demande crucialepour le développement de logements sociaux pour les Montréalais à faible revenu.







 

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