Sunday 16 December 2018    

Centraide du Grand Montréal

Financement fédéral en itinérance - Des centaines d'appuis à une approche globale
Dans son dernier budget, le gouvernement fédéral a annoncé une hausse importante du financement pour lutter contre l'itinérance. Étant donné l'ampleur de la situation de l'itinérance à Montréal, ces fonds doivent être attribués en tenant compte des différents besoins et le plus vite possible.

Ces deux demandes concernant le programme SPLI (Stratégie de partenariats de lutte à l'itinérance) ont fait l'objet d'une campagne de lettres au cours du dernier mois auprès des ministres responsables tant à Ottawa qu'à Québec, une campagne initiée par le RAPSIM ayant donné lieu à près de 400 appuis.


Consultez la liste des appuis à la campagne


Lisez la lettre ouverte du RAPSIM parue dans La Presse+

Consultez le communiqué de presse:
Avec 80 000 nuitées l'hiver dernier en itinérance: les 10 millions $ annoncés par Ottawa sont urgents 


 

Fruits et suites du dernier budget fédéral

L'argent est là…
   
L'augmentation du budget est de taille, soit 50% de plus. Pour Montréal, c'est 10 millions $ de plus à réinvestir dans la lutte à l'itinérance pour les 2 prochaines années, soit 4 millions $ de plus par an + 2 millions $ de fonds résiduels aussi à affecter.

Il faut maintenant l'attribuer…    Cette bonne nouvelle constitue la première augmentation du budget de la SPLI depuis sa mise en place, il y a une quinzaine d'années, et il ne faut pas perdre de temps et faire descendre au plus vite ces nouveaux fonds sur le terrain. Depuis deux ans, l'imposition de l'approche Housing first pour 65% du financement SPLI du gouvernement conservateur a fait mal, laissant sur la paille plusieurs actions, telles de prévention et d'immobilisation.

Voilà pourquoi le retour à une approche globale, qui passe par le financement d'une diversité de services et d'interventions, est nécessaire et les priorités de financement doivent être déterminées au niveau régional. La campagne initiée par le RAPSIM s'inscrit dans cette perspective.

Brochure de la campagne du RAPSIM Une occasion à saisir : 10 millions $ disponibles pour la lutte à l'itinérance


Derniers développements

Au niveau fédéral, le RAPSIM a rencontré la directrice de cabinet du ministre Duclos, de même que le député de Montréal Ville-Marie/le Sud-Ouest/Ile des Sœurs, Marc Milller. Ces rencontres ont permis de bien expliquer la pertinence d'une approche globale, un message qui a été relayé au ministre, qui est bien au fait de l'enjeu.

Le RAPSIM a aussi eu une très bonne rencontre avec le maire de Montréal et la SPLI a été au cœur de celle-ci. Comme il l'avait fait lors la nomination du Protecteur des personnes itinérantes, Serge Lareault, le maire a réitéré qu'en itinérance, le « One size fit's all » ne marchait pas. Ailleurs au Québec, le maire de Gatineau a exprimé son appui à une approche globale de même que le Regroupement pour l'aide aux itinérants et itinérantes de Québec. (RAIIQ)

Le RAPSIM est aussi intervenu vendredi le 22 avril lors de l'étude des crédits des Services sociaux à l'Assemblée nationale, participant à un point de presse avec l'opposition officielle avant la Commission parlementaire (voir le communiqué de presse du RAPSIM et l'article du Journal de Qc). La question de la SPLI a été ramenée par Jean-François Lisée du Parti québécois en majeur à la ministre Charlebois dès l'ouverture de la séance, tout comme elle l'avait été fait la veille par Manon Massé de Québec solidaire. La ministre y a réaffirmé sa position en faveur du virage effectué sous les conservateurs en affirmant que le tout était en négociations avec le fédéral.

Notre message est clair : les besoins sont importants et pressants à Montréal pour soutenir différentes interventions de même que pour contribuer à des immobilisations. Les 10 millions $ qui sont disponibles doivent être rapidement rendus disponibles pour agir en ce sens. 

RAPSIM - 9 mai 2016






 

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