Par sa tenue, la commission souhaitait faire le point sur les enjeux entourant les maisons de chambres : perte d'unités, insalubrité, sécurité. Quatre commissaires: M. Pierre Legros, organisateur communautaire au CLSC des Faubourgs; M. Kader Altader, membre du conseil d'administration du Comité logement Centre-Sud; Mme. Winnie Frohn, professeure au département d'études urbaines et touristiques de l'UQAM et M. Pierre Gaudreau, coordonnateur du RAPSIM, souhaitaient entendre les chambreurs et ex-chambreurs, les gestionnaires de maisons de chambres, de même que les promoteurs sur les mesures qui devraient être mises en place par la Ville de Montréal afin de préserver ce parc de logements.
Selon Marjolaine Despars, organisatrice communautaire responsable des dossiers logements au RAPSIM, «le parc de maisons de chambres continue de s'effriter. Encore dernièrement, il y eu le cas de 8 chambreurs qui vont perdre leur logement situé rue St-Laurent, puisque leur maison de chambres a été achetée par la Société de développement Angus afin de développer le Quadrilatère Saint-Laurent». «Lorsque l'on perd une maison de chambres, ça réduit d'autant l'offre de logement pour les plus démunis», renchérit Mme. Despars.
Des chambreurs sont venus témoigner de leur situation de logement lors de la commission : portes qui ne barrent pas, moisissures sur les murs, dans la douche et sur le plafond, sorties de secours inaccessibles, etc.
Suite aux élections municipales, les commissaires siégeant à la commission populaire sur la sauvegarde des maisons de chambres émettront un rapport qu'ils déposeront à la prochaine administration municipale. Ce rapport contiendra des recommandations sur des mesures à mettre en place rapidement afin de préserver ce parc de logements. Selon le RAPSIM, il y a urgence d'agir et la Ville a les moyens de le faire.
20 octobre 2009 - Dossier : Sauvegarde des maisons de chambres