Pour appuyer cette demande, le Réseau d'aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM) a tenu une soupe populaire durant la pause du dîner de la consultation. Plus d'une centaine de membres du RAPSIM, de personnes en situation d'itinérance et d'alliés ont participé à ce rassemblement tenu au parc Émilie-Gamelin. Le chanteur Dan Bigras y a réitéré son appui à la nécessité qu'on agisse pour aider les sans-abri et non les punir.
Le RAPSIM et son mémoire.
Pour une Politique qui s'attaque aux causes
Pour le RAPSIM, il est crucial que Québec se dote effectivement d'une Politique en itinérance. Celle-ci doit apporter des réponses aux besoins des personnes en situation d'itinérance, tel le logement et l'accès aux services de santé et services sociaux.
«Si l'on veut réduire l'itinérance, il ne suffira pas de répondre aux besoins des personnes qui sont sans-abri mais il faudra agir sur les causes qui entraînent des personnes à la rue», souligne le coordonnateur du RAPSIM, Pierre Gaudreau. Le RAPSIM et le milieu de l'itinérance québécois réuni avec le Réseau SOLIDARITÉ itinérance du Québec demande une action globale, concertée et cohérente de tous les ministères concernés par l'itinérance.
Pour le RAPSIM, cette politique doit particulièrement prévoir des réponses structurantes pour réduire l'itinérance, dont un plan de relance pour le logement social, le rehaussement des prestations de sécurité de revenu, des mesures pour améliorer l'accès aux services et la consolidation du financement des organismes.
Des attentes importantes
Le milieu communautaire s'est réjoui de la tenue de la
Commission parlementaire, qu'il avait demandée et qui permet un débat public sur la situation et les solutions à y apporter. Celle-ci crée des attentes importantes.
«Il y a 10 jours, le ministre Bolduc a lancé son cadre de référence en itinérance qui reconnait l'ampleur du phénomène. Maintenant les députés tiennent cette consultation. La réponse aux besoins devra suivre et pas dans 10 ans !», insiste le coordonnateur du RAPSIM, Pierre Gaudreau.
Après avoir convenu de tenir cette consultation, il faudra maintenant que les députés des trois partis prennent acte du large consensus et recommandent au gouvernement de se doter rapidement d'une Politique en itinérance qui apporte des réponses aux besoins identifiés lors de la consultation. Le RAPSIM défendra son mémoire le 30 septembre à 11h00 lors de la deuxième journée de consultation.
RAPSIM - 29 septembre 2008 - Dossier: Politique en itinérance