Sunday 16 December 2018    

Centraide du Grand Montréal

Politique nationale en itinérance - Enfin adoptée après huit ans de bataille !
L'annonce de l'adoption de la Politique nationale de lutte à l'itinérance le 27 février 2014 constitue une excellente nouvelle pour le RAPSIM. En développant une vision globale du phénomène et en identifiant différents champs d'actions nécessaires, le gouvernement a fait un bon choix.

La demande d'une telle Politique est fortement portée par le Réseau SOLIDARITÉ Itinérance (RSIQ) et le RAPSIM depuis 2006. Elle a été élaborée suite à la consultation du milieu, d'un comité de travail auquel le RSIQ était l'un des interlocuteurs de même quà un forum de consultation de deux jours tenu par la ministre responsable, Véronique Hivon.

Téléchargez la Politique nationale de lutte à l'itinérance
Visionnez la présentation de la Politique (vidéo du MSSS)
Revisitez la Plate-forme de revendications du RSIQ
 

Un levier pour une action forte et globale

Pour le RAPSIM, malgré ce que certains avancent, il n'y a pas de solutions magiques dans la lutte à l'itinérance, ni une seule solution pour répondre aux besoins. L'objectif initial consistait à positionner le dossier au gouvernement comme un enjeu majeur, dépassant ainsi les plans d'action et la simple durée de vie des gouvernements.

À l'instar de la politique en matière de violence conjugale et de celle contre l'homophobie, une politique en itinérance permettra de faire de cette question un enjeu de société.  Elle permettra de réaffirmer le refus de voir celle-ci comme une fatalité et pourra servir de levier pour obtenir des actions et des investissements adéquats dans la lutte à l'itinérance.
En identifiant différents axes d'intervention tels le logement, les services de santé, le revenu et la réinsertion sociale, l'espace public et le besoin de formation, on peut espérer que la politique répondra à la complexité et la diversité des situations vécues par les personnes itinérantes.

Le 20 février 2014, le gouvernement a annoncé dans son budget non adopté des investissements en itinérance : 500 logements sociaux pour une somme d'environ 40 million $ (sur les 3250 nouveaux logements sociaux dont le budget a annoncés le financement) et 6 millions pour des investissements en soutien communautaire, services de suivis et de proximité. C'est un bon début, mais d'autres actions sont nécessaires en logement et services sociaux, mais aussi au niveau de la sécurité du revenu, de la réinsertion et de la justice. Ces dernières devront suivre pour que le Plan d'action quinquennal qui découlera de la Politique en itinérance soit ambitieux et pertinent.

Le temps de dire merci ! 

Mille mercis aux personnes et organisations qui, depuis 2006, ont contribué à l'adoption de la Politique en itinérance :

  • En participant à la Rencontre nationale qui a adopté en 2006 la plateforme pour une Politique en itinérance du RSIQ ;
  • En participant aux actions du RAPSIM et du RSIQ : actions, assemblées, ateliers dans les organismes et autres ;
  • En proposant (des députéEs péquistes de la 2e opposition) en 2007 la tenue d'une Commission parlementaire sur l'itinérance, en acceptant (des députéEs du PLQ et l'ADQ) de tenir cette commission ;
  • En participant largement à la Commission parlementaire en 2008-2009, avec 140 mémoires, des visites de groupes, amenant ainsi le rapport de la Commission parlementaire à demander l'adoption de la Politique… dans les plus brefs délais.
  • Aux membres du RAPSIM et du RSIQ, aux alliés, dont les groupes logement et les groupes de femmes, à la Ville, aux éluEs et aux partis qui ont repris la demande dans leur plate-forme et interventions, aux chercheurs et aux institutions

C'est une victoire pour le RAPSIM et le RSIQ, la victoire d'une idée enracinée qui a démontré sa pertinence, son adhésion sans cesse grandissante et qui, à force de ténacité et persévérance, a réussi à aboutir.

RAPSIM - 27 février 2014 - Dossier :
Politique en itinérance







 

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