Sunday 16 December 2018    

Centraide du Grand Montréal

Élection 2014 - Inquiétudes quant à la mise en oeuvre d'une Politique en itinérance
Le RAPSIM est préoccupé en cette fin de campagne électorale de l'inégalité entre les plates-formes des partis concernant la lutte à l'itinérance. L'adoption d'une Politique nationale ne doit pas rester lettre morte et le nouveau gouvernement libéral doit en tenir compte.

Bulletin Réseau-Info Spécial élections au Québec 2014 - version imprimable

Tableau des engagements en itinérance des partis

Alors que le Parti Québécois et Québec Solidaire ont pris différents engagements concernant l'itinérance, le RAPSIM constate l'absence de cet enjeu pour la Coalition Avenir Québec et le Parti libéral du Québec. Le silence radio des libéraux sur la question de l'itinérance est particulièrement inquiétant. Sous Philippe Couillard comme ministre, le gouvernement s'était refusé à adopter une Politique globale en itinérance, malgré la recommandation unanime de la Commission parlementaire tenue sur le sujet 


Pour un Plan d'action ambitieux

La centaine d'organismes membres du RAPSIM se sont réjouis de l'adoption de la Politique en itinérance qu'ils réclamaient depuis 8 ans. Cette Politique nomme la responsabilité du gouvernement, identifie des actions et reconnait les droits des personnes itinérantes.

Les membres du RAPSIM ont précisé leurs demandes pour que le premier Plan d'action interminsitériel 2014-2019 qui déploiera la Politique prévoit des mesures significatives en ce sens. Ainsi, pour eux, afin de faire reculer l'itinérance à Montréal, il est essentiel que le gouvernement :

  • Prévoit un rehaussement du revenu des personnes seules et améliore les programmes de réinsertion sociale ;
  • Augmente le budget destiné au logement social pour notamment permettre la sauvegarde des maisons de chambres;
  • Intervienne pour que les villes revoient les règlements discriminatoires, ou appliqués comme tel, à l'endroit des sans-abri et revoit le processus de déontologie policière pour permettre des recours réels contre les abus policiers;
  • Revoit les pratiques du réseau de la santé pour améliorer l'accès des personnes itinérantes aux différents services;
  • Améliore la formation offerte aux différentEs intervenantEs travaillant avec les personnes itinérantes;
  • Tienne des campagnes de sensibilisation sur les réalités de l'itinérance.

Le RAPSIM continuera d'intervenir pour que le nouveau budget qui sera déposé et le plan d'action en itinérance prévoient des mesures et des actions importantes pour que cette Politique atteigne ses objectifs. La lutte à l'itinérance est une question non partisane, s'en est une de besoins, de droits, « de personnes qui souffrent et meurent dans la rue ».

RAPSIM - 9 avril 2014 - Dossier : Politique en itinérance







 

Copyright © 2008 RAPSIM - Tous droits réservés.