Sunday 16 December 2018    

Centraide du Grand Montréal

Un Plan d'action interministériel et un Portrait qui déploie la Politique en itinérance
Le Plan d'action interministériel en itinérance du gouvernement du Québec dévoilé le 7 décembre 2014 contient de bonnes pistes d'actions, mais ses moyens sont largement insuffisants. Pour le RAPSIM, il y a fort à craindre que ce plan ne réussisse pas à endiguer l'accroissement de l'itinérance qui est constaté tant à Montréal que dans plusieurs régions.

Voir le Plan d'action interministériel en itinérance 2015-2020

Les organismes en itinérance attendaient avec impatience la sortie de ce Plan d'action présenté par la ministre 
déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse et à la Santé publique, Lucie Charlebois

Celui-ci doit déployer la Politique nationale de lutte à l'itinérance adoptée en février dernier. Le RAPSIM se réjouit de la cohérence dans la vision globale que l'on retrouve dans la Politique adopté sous le PQ et le Plan d'action adopté par les Libéraux.

Parmi les mesures intéressantes du plan annoncé par la ministre Lucie Charlebois, le RAPSIM relève le développement du logement social avec soutien communautaire, dont 500 unités sont prévues pour sans-abri cette année, un investissement significatif de 43 millions $. Cependant la révision des programmes en cours à Québec menace le développement de cette action essentielle pour prévenir et réduire l'itinérance.

Au niveau de la santé et des services sociaux, la somme de 6 millions $ annoncée par la ministre permettra de consolider et développer des services importants, tant dans le réseau institutionnel que communautaire.

La ministre déléguée, Lucie Charlebois - Crédit photo: Richard Chrétien

Des pistes d'actions intéressantes se retrouvent aussi au niveau de la formation, de même qu'au niveau de la cohabitationLà où le plan fait cruellement défaut, c'est au niveau de son inaction en matière de revenu. Aucune mesure n'est prévue pour améliorer le revenu des personnes seules et adapter les programmes pour favoriser la réinsertion sociale. La Politique nationale de lutte à l'itinérance identifie pourtant bien cette question comme étant une cause importance de l'itinérance et les actions à mener pour la prévenir et la réduire.

Le RAPSIM travaillera pour que celui-ci serve de levier pour obtenir des actions et des engagements supérieurs dans la lutte à l'itinérance. Pour que ce plan fasse progresser la lutte à l'itinérance, cela prendra des investissements dans les programmes sociaux beaucoup plus importants, ce qui n'est clairement pas les choix qui se font actuellement par le gouvernement du Québec.

Quelques articles sur le plan d'action:
La Presse - Québec ajoute 4,6 millions $ pour lutter contre l'itinérance
Le Devoir - De l'argent bienvenu, mais jugé insuffisant


Un tout nouveau portrait de l'itinérance au Québec

Quelques jours à peine plus tôt, un tout nouveau portrait de l'itinérance a été lancé par le ministère de la Santé et des services sociaux. Pour consulter L'itinérance au Québec : Premier portrait, cliquez ici.

RAPSIM - 8 décembre 2014 - Dossiers: Politique en itinérance






 

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